Hewn stone wall (ashlar) by: Traditional Mediterranean Architecture
Dans l’espace MEDA, on constate qu’on utilise la pierre taillée dressée dans tous les milieux : urbain, rural, en montagne, en plaine et en bord de mer. Par sa qualité de mise en œuvre, et ses performances, elle est souvent considérée comme une technique noble, plutôt urbaine que rurale. Sa présence est généralement courante. Au Liban, la pierre hourdée taillée dressée (Hajar Manhout) est présente dans toutes les zones géographiques, dans les milieux rural et urbain.
La recherche du « bon sol » (roche, pudding) est un préalable pour le constructeur. Si la roche affleure, le mur prend directement appui dessus. Sinon, tous les pays creusent une fouille en rigole peu profonde (~ 50 cm) et pratiquement jamais supérieure à 1 m. Sa largeur peut être égale à l’épaisseur du mur en élévation mais elle peut aussi atteindre jusqu’à 2 fois maximum cette épaisseur. La combinaison de deux facteurs : largeur de la fouille et type de matériaux qui la remplissent, sont les deux autres réglages d’adaptation au terrain. Les matériaux, toujours pierreux, qui garnissent la fouille sont le plus souvent liés au mortier. Si leur module est petit, la fouille est plus large. En outre, plusieurs pays signalent la construction à neuf sur des ruines, employées dans ce cas comme fondation. Au Liban, la fondation est soit directement sur le sol rocheux, soit une maçonnerie grossière en pierres calcaires brutes mises en boutisse et légèrement plus large que l’épaisseur du mur. Ses dimensions varient entre 50 et 90 cm d’épaisseur pour un mur entre 30 et 60. Le liaisonnement est effectué avec un mortier de chaux.